Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 11:08

 

rewbe woila trailerUne Initiative de Saare Tabitha dans le cadre de ses actions en faveur de la justice sociale et la Paix !


 

Dans le cadre de nos actions en faveur de la justice Sociale et la paix dans les communautés du Nord Cameroun, le Saare Tabitha a mis sur pied des activités de Sensibilisation et de plaidoyer en faveur de l’éducation et la formation professionnelle des filles et Femmes.


Certaines valeurs traditionnelles et religieuses  s’avèrent être un handicap pour l’éducation des Filles et  l’autonomisation des Femmes : Les mariages précoces et forcés des jeunes filles, l’interdiction de travailler après une formation au Saare Tabitha dans certains cas ou alors les conditions de vie extrêmement difficiles dans certaines régions où la recherche de l’eau occupe encore ¾ du temps journalier des Filles et Femmes.


En parler pour prendre conscience et que les choses changent est notre approche !

C’est avec cet objectif que les Hommes et Femmes ont décidé de mettre des mots et des images à leurs maux.  Rewbe Woila est un documentaire sur les réalités de nos apprenantes et de leurs communautés.  Le résultat de 8 mois de travail intense que nous souhaitons partager avec vous.


Le documentaire et les informations autour de ce projet sont disponibles ici : www.rewbe-woila.info

 

 

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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 12:36

 

 

L’Extrême Nord du Cameroun semble être la région de tous les extrêmes !


Bien que le contexte socio politique dans cette région soit relativement « stable », les professionnel(le)s de Saare Tabitha et leurs partenaires sont quotidiennement confronté(e)s à des manquements importants qui rendent le travail en faveur de la justice sociale et la paix dans cette partie du Cameroun, particulièrement difficile.

L’ignorance des lois et textes légaux en vigueur, l’accès difficile aux instances juridiques en place,  la discrimination et la marginalisation persistante des Filles et Femmes dans cette région du Cameroun ainsi que la difficulté pour la majorité des Femmes et des Hommes en zones rurales de résoudre les problèmes existentiels tels l’accès à l’eau potable en saison sèche pour tous/toutes, l’accès aux soins de santé dans les régions reculées, l’éducation de base pour les enfants de sexe féminin, constituent des bases sur lesquels reposent la plupart des conflits qui existent par ici.


Les conflits basés sur le Genre représentent d’après l’évaluation des participant(e)s 60% des conflits sur lesquels ils/elles sont impliqué(e). Soit comme intervenant(e)s extérieures, soit comme faisant partie activement du conflit.

Les conflits culturels représentent 43% suivis des conflits religieux, 30%.


D’autres formes de conflits tels que les conflits socio politiques (26%) ou des conflits opposant  les nomades et paysan(e)s (4%) ont été aussi mentionnés comme formes de conflits rencontrés par les participant(e)s dans le cadre de leurs interventions. La liste est loin d’être exhaustive !


Face à la croissance des conflits sociaux dans les communautés au Nord Cameroun et la gestion souvent violente de ces formes d’expressions, il nous a semblé important dans le cadre de nos actions en faveur de la justice sociale et la paix, de mettre un accent particulier sur les techniques de prévention et de gestion non violente de conflits.

Les 23 participant(e)s à cet atelier de 3 jours, issu(e)s pour la plupart des contextes professionnels, religieux et culturel différents, ont pu acquérir des instruments pouvant les aider à mieux communiquer de manière non violente, dans le respect des intérêts d’autrui, face à des conflits.


 La médiation occidentale et classique, comme moyen de gestion non violente leur a été présentée sous forme d’exposé. A la suite des travaux en groupe, les participant(e)s ont pu prendre conscience des formes de médiations traditionnelles qui existent dans leurs contextes socio culturels et religieux au Nord Cameroun.

En s’appuyant sur des cas concrets, ils/elles ont pu identifier les étapes traditionnelles de la médiation et créer un nouveau modèle adapté à leur contexte et qui repose sur la forme classique et traditionnelle de la médiation.

 

Nous espérons vivement que ces instruments aideront efficacement les participant(e)s à mieux identifier, analyser, gérer et résoudre de manière non violente les conflits sociaux qui marquent très souvent le paysage socio culturel et religieux à l’Extrême Nord du Cameroun.


Une évaluation  est prévue 6 mois après cet atelier. Elle nous permettra de savoir si ces instruments ont contribué ou non à une meilleure gestion des conflits par les participant(e)s !

 

Vous pouvez commander l'intégralité du rapport de cet atelier (53 pages) en envoyant un email à: direction@saaretabitha.maroua.org

 

 

Viviane Tassi  Bela                                                 Cathérine  Kolyang 

Professionnelle  EED/SCP                                             Directrice Saare Tabitha 

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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 18:50

 

 

131Des actions spécifiques visant à analyser dans un premier temps le contexte socio culturel des communautés d’origines des jeunes filles en formation au Saare Tabitha ont permis de comprendre un certain nombre de facteurs qui constituent un frein important à l’épanouissement et l’autonomisation socio-économique des jeunes filles et Femmes.

 

A Mustkar, la recherche de l’eau potable constitue une épreuve quotidienne et éprouvante  d’environ 4 heures pour les Filles et Femmes de cette communauté Mafa du Mayo Tsanaga. Une communauté marquée par la rudesse des conditions de vie et par la difficulté d’accès aux ressources indispensables à la survie.

 

 

« Pourquoi envoyer nos filles à l’école  quand elles peuvent a ider leurs mères dans les travaux ménagers/champêtres et partager avec  elles le fardeau  quotidien qui semble être celui des Femmes ? » nous demande une Femme lors de notre troisième séjour dans les montagnes Mafa. « Comment exercer une profession quand le quotidien est encore marqué par des problèmes existentiels, la sécheresse et la famine ? » renforce une ancienne formée de Saare Tabitha, originaire de cette région.


A Hina, autour d’une case, des hommes et des femmes  venu(e)s pour une séance de sensibilisation avec les professionnel(le)s de Saare Tabitha sont assis(e)s  là autour d’une difficulté commune : celle de la non scolarisation  et l’analphabétisation des filles de Hina pour causes de mariages très précoces.

 

Les arguments avancés sont souvent traditionnels et religieux.  La conséquence elle, semble être la pauvreté pour tous/toutes et le triste sort des jeunes filles divorcées  déjà à 16 ans ! 

     

Que faire face à la prostitution galopante dans la zone de Salak ou Mindif ou à la pauvreté menaçante ? Comment éviter de tomber dans le piège subtil des valeurs contraires à celles prônées par les lois adoptées et  Conventions ratifiées par le Cameroun et pouvant être destructrices pour la Fille, la Femme et la communauté toute entière ?

Saare Tabitha, à travers les actions du PSP, essaie de conscientiser les communautés du Nord Cameroun sur ces problèmes.


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 A Mustkar par exemple,  environ 220 Femmes se sont rassemblées autour d’une réflexion commune portant sur la lutte contre la pauvreté et la non scolarisation/formation des filles et Femmes de leur communauté.


A Hina, une vingtaine d’hommes (toutes religions confondues) débattent sereinement sur l’importance du respect de la loi interdisant le mariage des jeunes filles de moins de 15 ans et de son applicabilité dans des zones où des valeurs religieuses et traditionnelles semblent prôner le contraire.

 

 Ce Programme de Saare Tabitha, financé par Brot für Welt (PPLM) en partenariat avec EED, poursuit quatre objectifs  principaux.

 

 

L’éducation et la Sensibilisation des communautés sur l’impact de l’éducation des filles dans la lutte contre la pauvreté 

 

Plaidoyer auprès des autorités étatiques, religieuses et traditionnelles locales sur la nécessité d’implémenter des actions visant à promouvoir l’éducation et la formation professionnelle des Filles/Femmes au Nord Cameroun.

 

  -      Renforcer les actions des partenaires (ONG, Structures étatiques et privées) et créer des partenariats dans la lutte contre la sous solarisation des filles, la marginalisation et le non-respect des Droits humains et des  Femmes.

 

-       Favoriser à travers ces actions, une meilleure réinsertion sociale des anciennes formées de Saare Tabitha dans les communautés.

   

Atelier Sensibilisation Hommes Hina

  Par Viviane Tassi Bela

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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 14:48

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Maroua - Salak, une ville d’environ 2 645 516 habitant(e)s située dans la région de l’extrême Nord du Cameroun.


De nombreux groupes ethniques y habitent et des religions diverses s’y côtoient pacifiquement. Chrétiens et Musulmans  vivent là dans cette ville marquée par la prostitution. Maquillées et très légèrement habillées, le sourire aux lèvres au passage d’un véhicule, des jeunes filles, mineures pour la plupart, se prêtent à un triste jeu de « chasse à l’homme «.


La présence des B.I.R (Brigades d’Interventions Rapides) n’a apparemment que fait accroitre le fléau dans cette région. Beaucoup de jeunes filles se retrouvent mères seules, dans l’extrême pauvreté et oubliées des institutions traditionnelles et étatiques locales. Leurs crimes, « être de Salak ». Une région qui, d’après les autochtones interviewés, semble payer le lourd prix de ses positions politiques.


Les structures privées et ONG essaient (malgré les ressources très limitées) de tirer la sonnette d’alarme à travers des actions spécifiques. L’insécurité et la prostitution sont présentes à chaque coin des rues de la ville. Le Bil bil (une bière locale) y est consommé sans modération. Le moyen pour la plupart des Hommes et des Femmes de Salak de se déresponsabiliser et de fuir les défis quotidiens auxquels ils doivent faire face.  

 

C’est dans cet environnement, qu’une dizaine d’anciennes apprenantes de Saare Tabitha vit. Elles y retournent après 2 à 3 ans de formation professionnelle passés dans un environnement sécurisé et humainement digne de promouvoir leurs droits. Le contraste entre les deux mondes est énorme et leurs réinsertions sociales dans leurs communautés d’origines relèvent d’un miracle. Elles ont changé et sont conscientes de leurs droits et potentiels. La communauté elle, est restée intacte avec sa violence et ses frustrations socioéconomiques.


Comment faciliter la réinsertion sociale de ces jeunes filles en proie à la violence structurelle ? A qui revient la responsabilité de sécuriser leur environnement social et de veiller au respect de leurs droits ? Une question qui ne trouve sans doute pas encore de réponse dans cette partie du Cameroun où très souvent les problèmes sociaux des Filles et des Femmes sont loin d’être prioritaires!

 

Viviane Tassi Bela

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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 12:11


 

Carte-Nationale-d-Identite 0239Avoir une Carte Nationale d’Identité au Cameroun en une année électorale relève d’un chemin de croix !

Les jeunes filles de Saare Tabitha viennent d’en faire l’expérience sous l’encadrement de l’administration du Centre de Promotion Sociale des Filles de Maroua.


Une queue interminable d’Hommes, de Femmes et d’Enfants jonche la cour du commissariat de Maroua. Les Femmes, elles sont venues nombreuses : Femmes- âgées  au visage marqué par la fatigue, Femmes -  mères avec un enfant assoiffé dans le dos et un autre endormi dans les bras ou jeunes Filles le regard un peu perdu dans cette foule immense.


Couchées parfois à même le sol, elles espèrent toutes être reçues aujourd’hui ou demain au plus tôt.

Elles le savent, une identité, lorsqu’elle est conférée gratuitement par un décret présidentiel, est une chance pour elles d’exister enfin dans leurs pays même si cela demande du temps, de la patience et une bonne maitrise de soi.


« C’est triste de voir toutes ces femmes qui attendent là depuis 2 à 3 jours… » nous confie le chef de la police lors d’un bref entretien le 14 juin 2011. «..Il aura fallu d’une gratuité dans la délivrance des CNI au Cameroun pour voir autant de Femmes ! »


A  Saare Tabitha, on est conscient(e)s de  ce qu’une telle procédure représente pour les Jeunes filles en situation sociale précaire qui dans des conditions ordinaires ne pourront pas s’offrir le luxe de payer les frais nécessaires à la délivrance d’un certificat de Nationalité et d’une carte d’identité. 


Une démarche jugée difficile pour donner à plus d’une soixantaine de jeunes Filles et Femmes enfin une identité dans leur pays !

 

Viviane Tassi Bela

 

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  • : Saare Tabitha Maroua
  • : Oeuvre sociale privée de l'Union des Eglises Baptistes du Cameroun. Structure de Formation Professionnelle des filles en situation sociale précaire. Formation spécialisée en: - Couture - Teinture - Artisanat - Empowerment - Matière
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  • : 22/11/2010

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